MARS
CAPTIVE DE LOUISE MONAGHAN
(JC Lattès - 21 février 2013 )
Battue par son mari, cloîtrée dans une chambre minuscule avec sa fille, mal nourrie, elle joue le jeu du respect et de l’affection pour profiter de la première occasion de s’enfuir. Lorsque celle-ci survient, un voyage aux mille obstacles commence… Après des centaines de kilomètres dans la montagne, pourchassées par des troupes syriennes, elles sont prises en mains par des trafiquants et des contrebandiers. Au milieu des bombes et de nuits sans sommeil, May et sa mère finissent inespérément par reconquérir la liberté…
01/10
Un énième livre dans la ligné ouverte par Betty Mahmoody avec son ouvrage Jamais sans ma fille, navrant !
Au-delà du drame vécu par l'auteur avec laquelle on ne peut que compatir tant c'est larmoyant, il est impossible de faire l'impasse sur le style pauvre et usant jusqu'à la corde de clichés.
Comment des éditeurs peuvent encore aujourd'hui publier ce type de livre ? Hormis pour attirer un lectorat avide de sensationnel à la limite du voyeurisme malsain, il n'y a pas d'autres explications !
Alors que le monde vit des moments terribles au Mali et dans d'autres pays du Maghreb, ce genre d'ouvrage ne fait que mettre de l'huile sur le feu en offrant une vision sans demi-mesure et pleine de clichés du monde musulman.
Plutôt que de nous conter par le menu les atroces sévices et autres abominables actes endurés par des femmes, l'auteur pouvait faire se poser les bonnes questions sur les mariages mixtes ? Je t'aime, tu m'aimes, on s'aime, on se marie dans la foulée on fait un ou des enfants et ensuite seulement on se dit qu'il est impossible de comprendre l'autre, sa culture, ses moeurs alors il est forcément mauvais et on veut le changer. Il aurait peut-être été préférable de se poser la question avant, non ?
Alors, sans vouloir défendre plus un côté que l'autre, on se dit que tout ça ce n'est que du business. Un business glauque et malsain. Cela rapporte de l'argent facile, ça attire un public tout juste bon à lire Détective magazine... bref un truc racoleur et sans intérêt !
Passez votre chemin, cela ne mérite pas 20 euros et encore moins de perdre du temps à lire un livre aussi creux, pale copie d'autres récits maintes et maintes fois publiés.********
LE BLEU DE L'ETE D'EMILIE RICHARDS
(Mosaic - 2013 )Aujourd’hui, Maddie est en bleu, un bleu couleur de ciel d’été…
Maddie, c’est la petite-fille que Charlotte Hale n’a jamais pu embrasser, à qui elle n’a même jamais pu parler. Car pour parvenir au sommet de la réussite, — et laisser définitivement derrière elle une enfance pauvre et douloureuse —, elle a dû renoncer, bien des années plus tôt, à l’affection de tous ceux qui comptaient pour
elle. Un choix qu’elle a toujours considéré comme le seul possible, et qu’elle n’a jamais remis en question. Jusqu’au jour où, bouleversée par une terrible nouvelle, elle prend conscience qu’elle ne peut plus continuer ainsi : avant qu’il ne soit trop tard, elle doit renouer les fils rompus de sa vie. Et pour commencer, parvenir à faire enfin la connaissance de Maddie, cette petite fille si attachante, si fragile, afin de lui offrir tout son amour. Cette quête, aussi désespérée que lumineuse, pour trouver le vrai sens de son
existence, Charlotte comprend très vite qu’elle ne pourra l’entreprendre seule. Et qu’elle ne touchera au but que grâce aux femmes extraordinaires dont le chemin vient de croiser le sien…
05,5/10
Avec "Le bleu de l'été", Emile Richards utilise à nouveau les ingrédients qui ont fait son succès : Des personnages qui sont loin d'être parfaits mais auxquels on s'attache énormément ; des secrets enfouis qui refont soudainement surface ; l'amitié entre femmes et l'émotion.
Cependant, cette fois-ci, j'ai trouvé le récit beaucoup trop facile et mélodramatique. Comme à chaque fois que l'on écrit sur la grossesse et les enfants, il est évident que l'on touchera une corde sensible chez chaque femme. Mais la surabondance de situations dramatiques et trop larmoyantes transforme ce texte délicat et sensible en tire-larmes et c'est un peu dommage.
Il n'en reste pas moins une histoire poignante, où devrais-je dire des histoires car comme toujours, Emilie Richards à le don d'entremêler habilement plusieurs récits faisant succéssivement alterner les points de vues.
Une histoire pleine d'émotions pour les coeurs tendres... préparez vos mouchoirs !